Une session pour une décade de dezordr

La dezordr session 10 vient marquer 10 ans de science du dezordr

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Une décade et dix sessions plus loin, voilà où nous en sommes. En effet, depuis l’automne dernier, Dezordr a 10 ans d’existence. Quoi de plus logique, pour l’occasion, que de lâcher une dixième livraison de ces humeurs sonores glanées dans notre sinueux réseau, fruit de passion et de belles rencontres. Dix années à suivre notre lisière, constituée d’autonomie et d’artisanat. Dix années à prendre soin de chaque courbe mélodique accidentée, et de chaque trait brûlant de ces mots qui dansent, dans les rythmes claquant de nos machines. Cette compilation est dans la droite lignée de cette manière d’appréhender ce lieu si bruyant, et si fort, dans nos vies. Ce lieu indistinct et sans géographie qu’aucun ordre ne peut contenir. Nous nous aventurons dans cette dixième session par voyages ombragés, enragés comme un rêve sous un orage d’été. Trajectoires toujours pulsées même quand les nappes s’étalent dans la pénombre ou que les envolées synthétiques viennent mordre à l’encolure. Le micro en sort rempli de douces brulures, encore une fois.

Depuis le début nous murmurons en notre for intérieur, comme un mantra, que Dezordr est avant tout une idée plutôt qu’une zone privative. Il s’agit certainement d’une bannière fièrement arborée, déployée pendant une heure ou durant une vie entière. Dans une compilation, tous les protagonistes incarnent Dezordr, et le désordre est en eux à chaque piste. Tout en liberté entière du mouvement.
Une petite quinzaine de forcenés ont eu la patience d’en faire partie, une énième fois pour beaucoup d’entre eux. Amitiés dezordonnées à tous comme nous avons coutume de signer certains messages.

Il n’y en aura peut-être pas 10 autres sessions, mais pas d’histoires pour autant. Nous allons arracher d’autres intensités sonores dans la décennie qui se profile. Il faut savoir qu’en nous le Dezordr est une science à l’appétit inextinguible. Restez dans le secteur, il risque de se passer des choses. On vous aura prévenu. Rien ne finit, tout commence, ici et maintenant, en prenant appui sur ce qui vient d’advenir. Il y a une embouchure au bout de la vie, cette fragilité silencieuse. C’est certainement pour cela qu’il faut la saisir, plutôt que la fantasmer. En ce qui nous concerne ce sera toujours avec les moyens du bords… de l’infini. Et, c’est très bien comme ça, nous avons appris à savoir y faire.

Stekri 4 Dezordr